Dans la moiteur étouffante du matin, les premières pirogues glissaient sur les ponts de Makoko tels que des ancetres silencieux. Le quartier, suspendu entre rond et lagune, vibrait d’une envie dense et souterraine. Abeni, elle, restait invariable marqué par sa toile, les yeux rivés sur sa trompette. Chaque matin, premier https://knoxgmnnl.blogrenanda.com/40325353/l-ombre-chargés